Aller au contenu principal

Cet été à Paris : les passages couverts

Les passages couverts permettent de découvrir, sous une douce lumière tamisée, un Paris poétique, farfelu et insolite… Flânerie en clair-obscur sous les verrières et les coupoles.

APAS-BTP les passages couverts à ParisAPAS-BTP les passages couverts à Paris

La bouche du métro ressemble à une coiffe de perles multicolores. C’est "le kiosque des Noctambules". L’artiste contemporain Jean-Michel Othoniel a imaginé cette œuvre tout en verre de Murano et en aluminium pour décorer l’une des sorties de la station Palais Royal. C’est le point de départ de l’une des visites sur l’histoire de Paris proposée par l’un partenaires de l’APAS-BTP spécialisés dans les visites guidées et à thèmes.
Au menu du jour : les passages couverts. Premier arrêt : la cour d’honneur du Palais Royal, juste derrière le Conseil d’État. Ici, où trônent désormais les célèbres colonnes de Buren, débute l’histoire des passages couverts. À cet endroit, le duc d’Orléans, le futur Philippe-Égalité, lancera le mouvement en faisant édifier les galeries de bois du Palais Royal tout autour de sa résidence, en 1786. L’architecte Victor Louis en assurera la construction. 120 boutiques de distractions et produits de luxe seront construites autour du jardin, qui devient ainsi l’un des endroits les plus fréquentés de Paris jusqu’à la Révolution de 1830. Mais les premiers véritables passages couverts de la capitale seront : le passage Feydeau, construit en 1791 et démoli en 1824, puis les passages du Caire et des Panoramas, construits en 1799. Ce n’est que sous l’Empire que naîtront les passages Delorme et Montesquieu, aujourd’hui disparus. Près d’une trentaine de passages seront construits sous la Restauration et la Monarchie de Juillet. Mais avec l’arrivée du Baron Haussmann qui s’attelle à la réorganisation complète de la géographie des rues de Paris, les quelque 150 passages que compte la capitale sous le Second Empire n’ont plus guère d’avenir. De fait, ils ne résistent pas à la mutation accrue par la réalisation des premières gares et le développement des grands magasins.

APAS-BTP les passages couverts à ParisAPAS-BTP les passages couverts à Paris

Créer l’illusion

De la cour d’honneur, la visite du jour nous transporte sous les arcades du jardin du Palais Royal pour rejoindre la rue de Valois puis l’entrée du premier des passages à découvrir : la galerie Vero-Dodat. La réalisation de ce passage est caractéristique des opérations immobilières spéculatives de la Restauration. En 1826, deux investisseurs, le charcutier Benoît Véro et le financier Dodat, le firent édifier entre les rues du Bouloi et Jean-Jacques Rousseau, entre le Palais Royal et les Halles. Raccourci plaisant entre ces deux lieux alors très fréquentés, il fut rapidement adopté par le public. Avec ses 80 m de long et 4 de large, de style néoclassique, la Galerie Véro-Dodat doit son animation et sa réputation à la présence des "Messageries Laffitte et Gaillard", situées à l’entrée du passage sur la rue Jean-Jacques Rousseau. Les voyageurs qui attendent leurs diligences vont flâner parmi les magasins à la mode et contribuent au succès du lieu. Dès l’entrée, l’étroitesse de la galerie saute aux yeux. C’est l’une des constantes du passage couvert parisien. Il est aménagé de manière à créer l’illusion de la profondeur. Notamment grâce à la diagonale du carrelage noir et blanc et la faible hauteur du plafond orné de peintures de paysages, là où il n’est pas vitré. Autre constante à l’époque des passages couverts, la présence des verrières qui laissent franchement passer la lumière. Un système d’aération est aussi installé afin d’évacuer les odeurs des premiers becs de gaz présents pour donner encore plus de lumière.

APAS-BTP les passages couverts à ParisAPAS-BTP les passages couverts à Paris

Une ville dans la ville

À l’angle de la rue Feydeau, on bifurque à droite pour rejoindre la rue des Panoramas et le passage du même nom. C’est le plus ancien. Il date de 1799 et a été créé à l’emplacement de l’ancien hôtel de Montmorency-Luxembourg. La sortie du passage donne sur le boulevard Montmartre. Il suffit de le traverser pour découvrir l’entrée du passage Jouffroy, au numéro 10-12. C’est le premier passage chauffé par le sol créé en 1836. C’est aussi l’un des plus fréquentés. En 1882, un certain Meyer, directeur du journal "Le Gaulois" a l’idée de s’associer avec Alfred Grévin, alors célèbre caricaturiste, pour créer une galerie de personnages en cire : le fameux musée Grévin.
Le passage Jouffroy est le premier construit entièrement en fer et en verre. Ses structures métalliques témoignent de l’évolution des techniques. Des colonnes de fonte soutiennent les planchers et s’élèvent jusqu’à une verrière en ogive. Les boutiques du passage furent toujours de qualité, cafés, modistes, tailleurs, coiffeurs, lingerie, magasin de gants… Enfin, honneur au plus petit de tous : le passage Verdeau, situé dans le prolongement des passages des Panoramas et Jouffroy. Édifié en 1846, par les mêmes architectes que le passage Jouffroy, il tient son nom de Monsieur Verdeau, l’un des promoteurs et actionnaires de la société du passage Jouffroy. Il est surtout l’inventeur du système de location de linge aux hôtels et meublés ! 
Pour achever cette visite en beauté, rejoignez le métro Grands Boulevards. S’il est déjà midi ou tard dans la soirée, faites un arrêt chez le célèbre "bouillon" Chartier au 7 de la rue du Faubourg Montmartre. Reposés et repus, les plus courageux continueront la promenade en empruntant les autres passages du quartier : Feydeau, Colbert et Choiseul. Avec une quinzaine de lieux différents, vous avez l’embarras du choix. 

APAS-BTP le château de VersaillesAPAS-BTP le Palais Garnier

Avec l’APAS-BTP : Paris est à vous !

Avec ses nombreux partenaires spécialisés dans les visites guidées et à thèmes, l’APAS-BTP vous propose de découvrir tout au long de l’année les lieux connus ou plus insolites de la capitale. Un vaste programme avec des destinations extrêmement variés et des formules adaptées à toutes vos envies.
. Dans les visites de quartier ou à thèmes : à la découverte du palais Garnier, Balade dans un quartier Parisien, les coulisses de l’UNESCO, du Printemps Haussmann, ou du stade de France, Paris street Art à la Butte aux Cailles, les puces de Saint-Ouen, les passages couverts…
. Au menu des lieux incontournables ou insolites et des activités à faire : les sites du Centre des Monuments Nationaux, le Château de Versailles, le Musée du Quai Branly, la Tour Montparnasse, les Vedettes de Paris, Paris l'Open Tour, les Bateaux Parisiens…
 

Renseignements et tarifs APAS-BTP

Plus d'informations sur les visites à thèmes en cliquant ici

Plus d'informations sur les visites des Monuments Nationaux en cliquant ici