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Des services à votre service

Vous êtes employeur ou salarié du BTP et vous avez des interrogations en matière d’orientation professionnelle et de maintien en emploi ? L’APAS-BTP est là pour vous.

Exemple avec des actions de sensibilisation au handicap menées en partenariat avec l'entreprise RAZEL-BEC.


APAS-BTP : des services à votre serviceAPAS-BTP : des services à votre service

Le Service d’Orientation et de Reclassement Professionnel APAS-BTP, dédié à cette thématique, informe, conseille et accompagne les entreprises et leurs salariés dès qu’ils se retrouvent confrontés à des problématiques de santé impactant les possibilités de maintien en emploi. Il est à la disposition des employeurs et des salariés pour les accompagner.

 

Salariés, employeurs, assistants sociaux et médecins du travail peuvent nous joindre à tout moment afin de signaler des personnes relevant de nos champs d’intervention. Notre accompagnement est totalement adapté à la demande et passe par l’analyse de la situation puis l’élaboration d’un plan d’action.
 

Pierre Cheron - Responsable du Service d'Orientation et de Reclassement Professionnel

Dans le vaste champ d’intervention du Service, l’un des accompagnements concerne la mise en place d’une Reconnaissance de la Qualité de Travailleurs Handicapés, notamment grâce à l’intervention de médecins-experts. Dans ce cadre, des actions de sensibilisation au handicap ont été menées récemment en partenariat avec l’entreprise RAZELBEC. Au total, six animations : quatre journées entières sous le format de “journée sécurité” et deux demi-journées sur chantier. Retour sur cette opération qui aura concerné plus de 500 salariés avec Laëtitia Zugarini, Responsable des Ressources Humaines chez RAZEL BEC et Marie Rognon, Conseillère en reclassement professionnel à l’APAS-BTP.

Compétence et expertise

Interview de Laëtitia Zugarini, Responsable Ressources Humaines RAZEL-BEC

 

Action : Tout simplement, pourquoi avez-vous fait appel à l’APAS-BTP pour aborder cette question du handicap ?

Laëtitia Zugarini : Le handicap reste encore aujourd’hui un sujet assez tabou. Afin de l’aborder plus simplement, de démystifier les idées reçues et de faire écho des messages j’ai trouvé opportun d’associer l’APAS-BTP à notre démarche. En effet, nous travaillons déjà de façon régulière pour nos salariés nécessitant un accompagnement particulier à la suite de situations de longue maladie ou des cas d’inaptitude et, dans un secteur d’activité tel que le nôtre, le handicap fait également partie de nos sujets communs. L’expertise de l’APAS-BTP était donc la bienvenue. Enfin, il était également important à mes yeux que les salariés sachent qu’ils avaient des interlocuteurs internes (RH, référent handicap) à leur disposition et à leur écoute pour en parler mais pas seulement, et qu’à l’externe les référents de l’APAS-BTP pouvaient également être leur premier contact. L’important étant de pouvoir faire la démarche et le premier pas d’en parler.

 

APAS-BTP : des services à votre service - interview Laëtitia Zugarini
Laëtitia Zugarini

Action : Ces interventions de l’APAS-BTP auprès de vos collaborateurs s’inscrivent dans une démarche plus globale d’information et de prévention menée par votre service auprès de vos salariés. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi votre entreprise se mobilise depuis si longtemps sur ces questions ?

Laëtitia Zugarini : La volonté de notre message outre la sensibilisation autour du handicap, se voulait plus général. Le but étant de parler plus ouvertement d’éventuels problèmes de santé pouvant rendre difficile le travail au quotidien. Ainsi, en s’autorisant à en parler, nous pouvons être dans une démarche de prévention de situation dangereuse pour la santé du salarié ou des collègues qui travaillent avec lui. Notre discours a donc été le suivant : plus tôt on en parle, plus tôt nous avons la possibilité de trouver des solutions pour pallier le mal du salarié et d’adapter, si nécessaire, son poste de travail. Notre objectif : éviter au collaborateur d’être dans une situation d’inconfort, de compensation au quotidien car cela aggrave nettement sa situation et ses maux. Dans ce cas, quand nous en avons connaissance, il est déjà bien trop tard et plus aucune solution n’est possible. Le discours lors de nos animations et, c’est aussi la raison pour laquelle, il était judicieux de se joindre aux différentes journées sécurité, était, grâce à cette démarche de prévention, en parlant ouvertement de ses problèmes de santé, d’éviter de graves accidents du travail, arrêts maladies, rechute ou autre…, et s’assurer ainsi que nos salariés travaillent en sécurité sur leur poste.

 

UN VIF INTÉRÊT

Action : Outre le point de vue RH, quelles sont, d’après-vous, les réactions de vos collaborateurs sur ces interventions ?

Laëtitia Zugarini : Je pense que cela leur a permis tout d’abord, de prendre un peu de recul pour réfléchir sur le handicap en général, sur sa propre perception du sujet, mais aussi de faire réfléchir sur sa situation personnelle : est-ce que mon mal de dos chronique pourrait-être finalement reconnu comme un handicap ? Ma maladie ne m’empêchant pas de travailler au quotidien et dont je n’avais pas parlé, pourrait-elle, également être reconnue comme une maladie invalidante ? Mon petit problème que je n’avais pas évoqué à mon responsable, pourrait-il, au final, me mettre en danger et devenir grave dans mon travail ? Je pense que cela leur a permis aussi de connaitre le positionnement de l’entreprise sur le handicap et les avantages que cela pourrait leur apporter de faire cette démarche. Cela aura permis également de parler ouvertement des fameux “6% de quota” défini par la loi. Enfin, l’introduction de notre atelier, présentant aussi de façon synthétique le panel de services de l’APAS-BTP aura, j’en suis certaine, suscité un vif intérêt. D’une manière générale, les retours entendus à l’issue de nos interventions, ont été positifs.

 

Action : Quel message pourriez-vous délivrer à vos homologues RH d’autres entreprises du BTP adhérentes à l’APAS-BTP, sur ce type de services proposés ?

Laëtitia Zugarini : J’invite vivement mes homologues à initier ce type de démarche, le fait de mener cette action conjointe avec l’APAS-BTP aura permis de faciliter l’approche du sujet, d’appuyer le discours et de permettre aux salariés de découvrir et de rencontrer directement des membres des équipes de l’APAS-BTP. Tous mes interlocuteurs présents lors de mes interventions ont su se rendre disponibles pour s’adapter à nos contraintes d’organisation et ont été mobiles car nous avons voyagé dans toute l’Ile-de-France. Les supports déroulés ont été de bons outils pour dynamiser nos messages et rendre interactif notre atelier.
 

INFORMER, sensibiliser, rassurer

Interview de Marie Rognon, Conseillère en reclassement professionnel au Service d’Orientation et de Reclassement Professionnel APAS-BTP.

 

Action : Comment s’est nouée cette “collaboration” avec l’entreprise RAZEL BEC sur ce thème de la sensibilisation au handicap ?

Marie Rognon : Cette collaboration s’est faite à l’initiative de RAZEL BEC qui en a fait la demande. L’entreprise souhaitait être accompagnée sur cette thématique avec pour objectif de sensibiliser les collaborateurs à la question du handicap. Plus précisément, il s’agissait de faire “un focus” sur la Reconnaissance en Qualité de Travailleur Handicapé (RQTH). L’idée était d’informer mais aussi d’expliquer et de rassurer les collaborateurs afin que ceux qui souhaitent faire la démarche sachent comment faire et en comprenne bien le sens. RAZEL BEC est une entreprise engagée sur cette question depuis longtemps et elle est particulièrement vigilante à ce sujet.

 

APAS-BTP : informer, sensibiliser, rassurer - interview Marie Rognon
Marie Rognon

Action : Être sollicité pour intervenir et apporter une expertise est une preuve de qualité professionnelle reconnue ?

Marie Rognon : Je connais les interlocuteurs des Ressources Humaines de RAZEL BEC depuis plusieurs années et nous avions déjà eu l’occasion de collaborer en 2016 sur la thématique de la désinsertion professionnelle en créant un module d’animation sur-mesure que nous avions déployé à l’époque sur deux de leurs sites. La qualité des rapports entre le service OPRP de l’APAS-BTP et l’entreprise RAZEL BEC n’est plus à démontrer. C’est parce que nous sommes experts sur ce sujet que l’entreprise s’est tournée vers nous et nous a sollicité pour co-construire un module d’animation informatif et interactif.

 

Action : En quoi consiste cette sensibilisation et comment se déroulent les séances ?

Marie Rognon : À chaque fois, les interventions se sont déroulées sur site et la plupart lors de journée “sécurité” sur des chantiers. Nous démarions vers 7 h du matin. Dans le cadre d’une journée sécurité, le personnel du site est regroupé en équipe et plusieurs ateliers sont organisés sur des thématiques différentes. Les équipes «tournent» sur les différents ateliers. L’animation dure environ 35 à 40 mn. L’atelier se décline en deux phases : un temps d’information qui permet également l’illustration du propos par des exemples concrets et un temps plus ludique sous la forme d’un quizz qui permet la participation de tous. Tout au long de l’intervention, les participants peuvent à la fois apporter leurs témoignages et également faire part de leurs remarques ou de leurs questionnements.

 

UNE ENTREPRISE MOBILISÉE

Action : Ce thème est-il simple à aborder dans une entreprise ? Sous-entendu, le handicap inquiète car il peut être synonyme pour le salarié de mise sur la touche.

Marie Rognon : Le handicap est en effet un sujet sensible. C’est une question délicate car elle cristallise des représentations. La vision du handicap dans ce qu’elle a de plus radicale est une réalité et nous nous sommes employés justement à apporter des nuances ; à donner des exemples de maintien en emploi et de reconversion réussie. À cette occasion, nous avons pu expliquer quels étaient les leviers qui pouvaient être mis en oeuvre et l’accompagnement qui pouvait être envisagé. Le format de co-animation RH (entreprise) / OPRP (APAS-BTP) permet également aux participants d’interagir en direct avec l’interlocutrice RH interne et une équipe de professionnels. En ce sens, l’atelier est un espace privilégié qui permet un dialogue ouvert.
 

APAS-BTP : informer, sensibiliser, rassurer - interview Marie Rognon
Des salariés RAZEL-BEC et des collaboratrices de l'APAS-BTP


Action : Quelles sont les principales questions ou “découverte” des salariés et des Ressources Humaines ?

Marie Rognon : Au-delà du premier niveau d’information qui a été donné collectivement, ce temps permet de pérenniser la confiance, de montrer que l’entreprise n’exclue aucun sujet mais qu’elle fait sienne cette question qui justement si elle n’est pas traitée, peut mettre des collaborateurs en difficulté ou les laisser sur le bord du chemin. L’enjeu est aussi d’anticiper et de ne pas laisser perdurer un flou sur un sujet aussi important. Les salariés ont pu voir que la porte est ouverte à toutes et tous, que l’entreprise est mobilisée et bienveillante et c’est rassurant. Les situations individuelles seront évidemment traitées en toute confidentialité et dans la mesure de ce que la personne concernée souhaite évoquer, faire ou mettre en oeuvre.
 


Action : Quels services l’APAS-BTP proposent sur ce thème, tant du point de vue de l’information que du suivi du salarié et de l’accompagnement de l’entreprise ?

Marie Rognon : Le Service d’Orientation et de Reclassement Professionnel se tient à la disposition des salariés bénéficiaires et des entreprises adhérentes sur toutes les questions relatives au maintien en emploi, à la formation, au reclassement professionnel et au retour à l’emploi. Comme le handicap s’entend sur le plan physique mais aussi psychique, le service OPRP accueille sans distinction les publics concernés par ces deux types de handicap.
 


Action : Quelles sont les principales questions ou “découverte” des salariés et des Ressources Humaines ?

Marie Rognon : Au-delà du premier niveau d’information qui a été donné collectivement, ce temps permet de pérenniser la confiance, de montrer que l’entreprise n’exclue aucun sujet mais qu’elle fait sienne cette question qui justement si elle n’est pas traitée, peut mettre des collaborateurs en difficulté ou les laisser sur le bord du chemin. L’enjeu est aussi d’anticiper et de ne pas laisser perdurer un flou sur un sujet aussi important. Les salariés ont pu voir que la porte est ouverte à toutes et tous, que l’entreprise est mobilisée et bienveillante et c’est rassurant. Les situations individuelles seront évidemment traitées en toute confidentialité et dans la mesure de ce que la personne concernée souhaite évoquer, faire ou mettre en oeuvre.
 


Action : Quels messages souhaitez-vous adresser aux entreprises qui souhaiteraient faire appel à vos services ?

Marie Rognon : Qu’elles n’hésitent pas ! Le Service d’Orientation et de Reclassement Professionnel se tient à leur disposition pour réfléchir, co-construire et animer avec eux et surmesure un évènement relatif aux champs de compétences qui sont les nôtres ou accompagner à l’élaboration d’un projet. Toute l’équipe est mobilisée et disponible pour intervenir sur l’ensemble du périmètre de l’Île-de-France.

 

SERVICE D'ORIENTATION ET DE RECLASSEMENT PROFESSIONNEL APAS-BTP

L’équipe est composée de conseillers en orientation et reclassement professionnel, de médecins, de psychologues du travail, de responsable et de secrétaires.

52, avenue du Général Michel Bizot
75012 Paris

01 53 33 22 44

reorientation@apas.asso.fr

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